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Mythe :
L'accouchement à domicile est si dangereux qu'il devrait être considéré comme de
la maltraitance infantile.
Réalité
: Aucune donnée scientifique ne confirme la thèse selon laquelle le choix le
plus sûr pour toute femme serait d'accoucher à l'hôpital [...] Par contre, des
études montrent [...] que la morbidité est plus élevée parmi les mères et les
bébés nés et suivis dans une institution en général, [..] et tout
particulièrement dans les services obstétricaux.
Campbell
et Macfarlane, 1986
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Pendant des années, le Collège Américain
des Obstétriciens et Gynécologues s'est officiellement opposé à l'accouchement à
domicile sur la base de la sécurité (ACOG 1979). Si l'argument en faveur d'une
hospitalisation systématique de l'accouchement est qu'il est plus sécuritaire,
il paraît raisonnable de demander : "Est-ce que le fait de transférer à
l'hôpital la pratique des accouchements a diminué les risques ? " Avant de
répondre à cette question, toutefois, nous devons prendre en considération que
les médecins surévaluent les dangers liés à l'accouchement, et que leurs propres
gestes médicaux sont à l'origine de certaines des complications qu'ils
observent.
Résumé des points essentiels de l'article
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Les données brutes, comme par exemple les certificats
de naissance, donnent une image imprécise des risques des AAD (accouchements à
domicile) parce qu'elles incluent une large proportion d'AAD non-planifiés et de
naissances sans accompagnateur/trice qualifié(e), deux situations présentant des
risques extrêmement élevés. (Résumés 2, 4, 7 à 10)
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Aucune étude sur les AAD
planifiés sur une population sélectionnée de femmes, avec un
accompagnateur/trice entraîné prenant les précautions nécessaires, n'a démontré
un risque excessif. (Résumés 1 à 23)
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Dans la mesure où des problèmes inattendus surviennent
malgré le suivi médical des parturientes, ces accouchements à domicile planifiés
devraient être organisés en prévoyant une possibilité de transfert vers un
obstétricien et un hôpital. Les accompagnateurs/trices d'une naissance à
domicile devraient être assez entraînés pour surveiller le travail et l'état du
bébé, et devraient disposer de l'équipement, des médicaments et des compétences
pour gérer ou stabiliser les urgences telles qu'un bébé qui ne respire pas
spontanément ,ou une mère qui fait une hémorragie après l'accouchement (Résumés
3, 8, 14, 16 à 18, 20, 22 )
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L'accouchement à domicile devient dangereux seulement lorsque
les médecins ou l'hôpital n'assurent pas le service du transfert. (De sorte que
leur négligence rend réel un risque imaginé.) (Résumés 3, 14)
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D'excellents résultats, avec
des taux d 'intervention bien plus faibles, sont atteints dans les AAD. Ce qui
peut être expliqué par le fait que la pratique abusive d'interventions à
l'hôpital est en elle-même source de risques, ou que l'environnement familier du
domicile favorise un déroulement du travail sans problème. (Résumés 2, 5 à 6, 11
à 13, 15 à 19, 21 à 23)
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Une échographie pourrait être recommandée en fin de grossesse
pour dépister les jumeaux ou les présentations par le siège ou confirmer
l'emplacement du placenta. (Résumés 16 à 17, 20 et 21)
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Pour éviter les transferts
post-partum inutiles, les assistants de naissance devraient être capables de
réparer les déchirures du périnée et d'accomplir et recoudre une épisiotomie.
(Résumé 20)
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