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Environ 25 % de la population mondiale souffre d’anémie, pays riches et pays pauvres confondus. L’anémie est aujourd’hui un problème de santé publique qui touche particulièrement les fœtus, les enfants de moins de trois ans et les femmes, avant et pendant la grossesse et durant l’allaitement. Sont également concernés, les personnes avec une alimentation déséquilibrée sur le plan nutritionnel (1). Qu’est-ce que l’anémie ? Peut-on la prévenir ? Et surtout, comment y remédier ?
Quelles sont les origines et manifestations de l’anémie ?
L’anémie désigne la diminution de l’oxygène dans les tissus. Les symptômes associés sont un état de fatigue prononcé, accompagné d’un teint pâle et d’un essoufflement accru lors de l’effort.
L’anémie est un problème de santé fréquent qui se caractérise par un manque de globules rouges (production réduite ou destruction accélérée). Un des facteurs de risque de ce dysfonctionnement n’est autre que les carences en micronutriments, tel que le fer, ou certaines vitamines.
La carence en oligoéléments touche plus de 3,7 milliards de personnes dans le monde, essentiellement des femmes et des enfants en raison de leurs besoins physiologiques (1).
Ces carences en micronutriments sont souvent difficiles à diagnostiquer. Elles proviennent d’une alimentation insuffisante ou déséquilibrée, ou d’une mauvaise absorption des micronutriments au niveau de l’intestin.

Les plus connues sont dans le désordre : les carences en iode, dont un des effets est le crétinisme, les carences en vitamine A qui peuvent engendrer des cas de cécité, et les anémies en fer qui augmentent notamment les risques de problèmes immunitaires.
1/ L’anémie en fer : origines, conséquences et remèdes
D’après l’OMS, la moitié des cas d’anémie concernerait l’anémie en fer. En France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés, une grande partie de la population présente des apports en fer de plus en plus éloignés des recommandations nutritionnelles(2).
Or, de nombreuses recherches scientifiques ont montré l’effet néfaste de la carence en fer également appelée « ferriprive « (2). Cette carence qui touche particulièrement les femmes, entraîne des déficiences immunitaires, mais aussi un développement intellectuel difficile chez l’enfant.
Pour éviter les carences en fer, une alimentation variée et équilibrée suffit à fournir à notre corps, le fer dont il a besoin. Les aliments d’origine animale comme les abats (foie), la volaille, les fruits de mer (coquillages et les huitres) et les poissons (sardines,…), ainsi que le cacao sont d’excellentes sources de fer.
2/ L’anémie en iode : origines, conséquences et remèdes
Toujours d’après l’OMS, la carence en iode durant la grossesse explique chaque année, la naissance avec un handicap mental, de près de 20 millions de bébés dans le monde. La carence en iode est en effet, la principale cause des lésions cérébrales.
2 milliards de personnes sont ainsi concernées, aussi bien dans les pays en développement, que dans les pays industrialisés. La carence d’iode entraine des retards de croissance, pertes de QI et des problèmes de thyroïdes.
Pour lutter contre les carences d’iode, quelques réflexes alimentaires suffisent comme l’utilisation de sel de table iodé et la consommation de poissons et de fruits de mer.
3/ L’anémie en vitamines : origines, conséquences et remèdes
Autre source d’anémie : les carences en vitamines. Les plus courantes sont les carences en Vitamine B12 ou B9 (folates).
La carence en vitamine B9, relativement fréquente, inhibe la division des cellules du corps, entraîne des problèmes cardio-vasculaires et provoque des troubles neurologiques et psychiatriques.
D’après l’ANSES, « en France, environ 30% des femmes en âge de procréer présentent un risque (élevé ou modéré) de carence en acide folique ».
La carence en Vitamine B12, beaucoup plus rare, entraîne la maladie de Biermer qui se manifeste à travers un état de fatigue, une perte d’appétit, une perte de poids, des troubles du système nerveux.
Elle bloque par ailleurs l’action de la Vitamine B9.
La carence en Vitamine B9 se manifeste par des nausées et des diarrhées associées à des lésions au niveau de la bouche et du pharynx, et des problèmes de peau (assèchement,…).
La prévalence de la carence en folates (B9) est importante dans la population âgée (12 à 15 %). Elle est essentiellement dépendante de l’alimentation (2). Une alimentation équilibrée et variée permet d’apporter le taux de folates nécessaire. On en trouve dans la levure, le foie et les légumes verts.
Le problème des carences n’est pas qu’un problème lié à la malnutrition. Nous sommes tous concernés dès lors que notre alimentation n’est pas assez variée. Il est primordial pour éviter ces carences de manger équilibré, sans oublier d’y associer une activité physique et sportive régulière.
(1) Grégorio G. B., Sénadhira D., Htutt T., Graham R. D. (1999) Amélioration de la teneur en fer et en zinc du riz pour l’alimentation humaine = Improving iron and zinc value of rice for human nutrition. Agriculture et développement, no 23, pp. 68-81.
(2) Bornand-Rousselot A., Magnier G. (1997) Les anémies du sujet âgé. Annales de Biologie Clinique. Volume 55, Numéro 4, 305-9, Juillet – Août 1997, Revues générales. http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/bio_rech/abc/e-docs/00/00/C4/D9/article.phtml
Source: BioMouv
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